Parcourir le Luberon et le Pays d'Aix

Parcours Plein Sud : Luberon-Pays d'Aix

Gordes, Bonnieux, Rognes… cette région offre un mariage merveilleux entre art, vin et gastronomie de Provence. Fondations privées, centres d’art ou musée consacrées à la sculpture, à l’art minimal, ou encore dédiés à la scène contemporaine du continent africain: une plongée à 360° dans le terroir artistique du Pays d’Aix-Luberon.

1/7 Gallifet - Aix-en-Provence

François Halard - Ne rien jeter, 33 ans après

Gallifet invite François Halard pour une exposition inédite de plus d’une centaine de photographies dont certaines sont présentées au public pour la première fois.

Établi entre Paris, le sud de la France et la Grèce, il développe une œuvre inspirée par l’histoire et la mémoire de ces lieux qui — à travers le monde et la Méditerranée en particulier — nourrissent les passions communes de nos vies passées, présentes et à venir.

Les paysages de Grèce ou d’Italie succèdent aux ateliers des grands artistes de la modernité, aux jardins de Giverny où à l’intérieur d’une maison arlésienne, embarqués dans une quête éperdue de la beauté que l’artiste orchestre avec une poésie inouïe.

2/7 Fondation Blachère - Bonnieux

Sinon j’oublie

Conçue comme une traversée de la mémoire, envisagée ici comme un territoire mouvant, l'exposition met à l’honneur les pionniers de la photographie malienne et des grandes capitales africaines des années 1960-1970. Studios, rues animées et nuits effervescentes y dialoguent avec les regards contemporains de 36 artistes. Plus de 35 artistes réunis, entre passé et présent, photographies et sculptures pour transformer le banal en poésie du quotidien et célébrer la mémoire partagée.

Parce que peut être sans cela nous oublierions.

3/7 3 bis f - Centre d’arts contemporains d’intérêt national - Aix-en-Provence

Ghita Skali - Ce qu'on laisse

Exposition soutenue par l’Ambassade des Pays-Bas en France et la Biennale d’Aix-en-Provence 2026

Ghita Skali, artiste de Casablanca, basée à Amsterdam. Sa pratique multidisciplinaire comprend des installations, des vidéos et des interventions. Elle utilise des nouvelles étranges, des rumeurs et des faits historiques pour perturber les structures du pouvoir institutionnel. Son travail mêle humour et critique avec des résultats qui pénètrent des canaux qui vont au-delà de l’espace d’exposition, comme le commerce alternatif de marchandises, les documents (il)légaux, et les choses que l’on ramène à la maison.

Dans sa pratique, Ghita Skali s’intéresse aux mécanismes de production de récits officiels, aux histoires marginales ou censurées et à la manière dont les fictions s’immiscent dans les faits, et inversement. Lors de sa résidence, Ghita Skali souhaite développer un projet sur les objets qui restent après la mort. Ces choses, parfois anodines, qui deviennent des traces, des présences ou au contraire, des éléments qu’on cherche à oublier. Comme si ces objets déjà inertes et silencieux le devenaient encore plus. Dans son travail, Ghita aborde notre peur de la maladie ou notre rapport au deuil, ces ‘douleurs’ présentes dans différents contextes, que l’on aurait peut-être en commun. Cependant la classe, le genre, la race ainsi que d’autres marqueurs d’inégalités influencent et modifient nos rapports aux soins et aux vivants. Ces situations produisent différentes échelles de colères, d’amertume, d’injustice. Mais est ce qu’il y aurait quelque chose de l’ordre du commun dans la peine de perdre des êtres chers ?

Sessions mardi 3 et 17 février 2025
Traversée de l’exposition samedi 23 mai & fête artistique et citoyenne du 14 juillet
Temps fort proposé dans le cadre du festival du Printemps de l’Art Contemporain PAC samedi 23 mai

4/7 3 bis f - Centre d’arts contemporains d’intérêt national - Aix-en-Provence

Yuyan Wang - Weather

Exposition soutenue par le dispositif Carte Blanche, Région Sud

Yuyan Wang est une artiste vidéaste née en Chine et installée en France. Son travail explore la transformation des matériaux issus de l’industrie de l’image, qu’elle déconstruit et ré-agence par le montage. En détournant les images de leurs contextes d’origines et la manière dont elles circulent, qu’elles soient trouvées, modifiées ou fabriquées, elle les convertit en expériences sensorielles immersives.

Weather esquisse un paysage atmosphérique à partir d’images glanées sur les réseaux sociaux. Captées par des anonymes sur une cartographie dispersée, ces images errantes — phénomènes météorologiques, gestes du quotidien, instants de contemplation — dessinent les fragments flottants d’un horizon visuel partagé. Délestées de leur provenance et de leurs usages codifiés des récits dominants, ces images finissent par révéler des strates affectives liées au sensible. À l’heure de l’infobésité et de l’accélération généralisée du temps, ce panorama éclaté invite à réapprendre à habiter le réel.

5/7 Château La Coste - Le Puy-Sainte-Réparade

Ziping Wang, Chromatic Crumble !

Lieu : Galerie Richard Rogers

Ziping Wang transforme l'espace en un rythme de vues capturées et de fragments visuels. Ses peintures vibrantes, semblables à des collages, utilisent l'architecture allongée de la galerie comme cadre et comme lentille, offrant des compositions éphémères qui reflètent le monde saturé d'images dans lequel nous évoluons quotidiennement. L'espace lui-même fait partie de l'expérience : à la fois fenêtre, écran et kaléidoscope.

6/7 Bonisson Art Center - Rognes

Formes & Couleurs

Les artistes de cette exposition partagent une volonté commune : réduire la forme pour mieux faire sentir ce qui se joue entre les œuvres – tensions invisibles, forces physiques, lumière, perception.

Les formes géométriques minimalistes créent ainsi un dialogue riche : les installations au sol répondent aux surfaces tendues ; les sphères réfléchissantes rencontrent les photographies abstraites ; les tissus colorés répondent aux lignes des peintures. Les œuvres créent ainsi un parcours fait de pauses, de respirations, de confrontations silencieuses.

7/7 Château La Coste - Le Puy-Sainte-Réparade

Dennis Miranda, I am the Landscape

Lieu : Auditorium Oscar Niemeyer

Dennis Miranda Zamorano dévoile une nouvelle série d'œuvres grand format qui se déploient comme des portails, entraînant les spectateurs dans un voyage mythique à travers la mémoire, le rituel et l'inconscient. L'espace devient à la fois sanctuaire et scène, où la peinture n'est pas une simple représentation, mais un vestige, un rite et un seuil.