Parcours
Aix-Marseille

Parcours Plein Sud : Aix-Marseille

Tatouages, Laure Prouvost, Ali Cherri et Alberto Giacometti aux Musées de Marseille, Hervé Di Rosa au Mucem… à l’occasion du salon d’art contemporain Art-o-rama du 29 au 31 août 2025 dans la cité phocéenne, retrouvez toutes les programmations des structures du réseau Plein Sud dans le parcours Plein Sud Aix-Marseille.

1/10 Mucem - Marseille

Méditerranées

Lieu : Mucem, J4 (Niveau 2)

L’exposition s’intéresse à la manière dont la Méditerranée a été construite comme un élément de patrimoine, patrimoine naturel, artistique et ethnologique, trois approches dont la construction est comparable dans le temps. Elle propose de montrer comment les musées ont mis en scène le sujet Méditerranée. L’exposition présentera le Mucem et son identité dans une dynamique historique et disciplinaire afin de montrer sa filiation mais aussi sa singularité dans le paysage muséal.

2/10 Gallifet - Aix-en-Provence

À l’accélération et à l’oubli

Une exploration des métiers d’art, quatrième édition

Conçue par Morgane Baroghel-Crucq, artiste et artisane textile, l’exposition met en lumière une génération de créateurs qui revendiquent la porosité des définitions et réinventent les savoir-faire en dialogue avec la création contemporaine. Leurs œuvres naissent d’une co-création avec la matière et le temps, mais aussi d’un travail à l’unisson, où l’un ne peut plus créer sans l’autre. Par le geste, la transmission et l’expérimentation, ils réaffirment la valeur du « faire ensemble » comme réponse à l’accélération et à l’oubli.

Les artistes-artisans :
• Grégoire Scalabre. Ses amphores minuscules s’agrègent en architectures colossales, où l’infime rejoint l’incommensurable.
• Jérôme Hirson. « À l’œuvre, on connaît l’ouvrier. »
• Nelly Saunier transforme la plume en langage poétique et sculptural.
• Baptiste Meyniel. Chaque objet est moins une fin qu’une conversation patiente entre matière et gestes.
• Nina Fradet. Ses tressages de bois massif inventent des architectures fragiles et puissantes, mêlant takezaiku et ébénisterie.
• Maxime Bellaunay. Le bois, la roche et le métal guident son geste vers des paysages sculptés.
• Lise Camoin. Ses teintures végétales capturent la lumière du Luberon, trace sensible d’un temps retenu.
• Aurore Thibout. Ses étoffes s’animent au rythme des corps, mémoire textile des gestes anciens.
• Chloé Valorso utilise le bijou comme un langage chamanique.
• Marianne Barrier. La paille se fait éclat raffiné, reflet modeste et somptueux du temps qui passe.
• Laetitia Costechareyre. Ses teintures à l’indigo font du textile un acte de mémoire et de résistance.
• Emma Bruschi réinvente les savoir-faire paysans en une création poétique tournée vers l’avenir.
• Nicolas Pinon & Dimitri Hlinka réinventent la laque urushi, entre tradition millénaire et technologies contemporaines.
• Morgane Baroghel-Crucq. Ses tissages monumentaux sont œuvres de patience et de silence qui oppose au tumulte du monde la lenteur d’un temps retrouvé.

3/10 3 bis f - Centre d’arts contemporains d’intérêt national - Aix-en-Provence

Yuyan Wang - Weather

Exposition soutenue par le dispositif Carte Blanche, Région Sud

Yuyan Wang est une artiste vidéaste née en Chine et installée en France. Son travail explore la transformation des matériaux issus de l’industrie de l’image, qu’elle déconstruit et ré-agence par le montage. En détournant les images de leurs contextes d’origines et la manière dont elles circulent, qu’elles soient trouvées, modifiées ou fabriquées, elle les convertit en expériences sensorielles immersives.

Weather esquisse un paysage atmosphérique à partir d’images glanées sur les réseaux sociaux. Captées par des anonymes sur une cartographie dispersée, ces images errantes — phénomènes météorologiques, gestes du quotidien, instants de contemplation — dessinent les fragments flottants d’un horizon visuel partagé. Délestées de leur provenance et de leurs usages codifiés des récits dominants, ces images finissent par révéler des strates affectives liées au sensible. À l’heure de l’infobésité et de l’accélération généralisée du temps, ce panorama éclaté invite à réapprendre à habiter le réel.

4/10 Mucem - Marseille

Clément Cogitore - Ferdinandea, l’île éphémère

Lieu : Fort Saint-Jean / Bâtiment Georges Henri Rivière

Entre fin juin et mi-juillet 1831, l’activité volcanique sous-marine fait naître une nouvelle île en Méditerranée, dans le canal de Sicile, en face de la Tunisie. Alors que les marins et les habitants des côtes voisines craignent le réveil d’un monstre marin, le nouveau territoire éveille la curiosité des scientifiques et la convoitise des puissances européennes en pleine expansion coloniale. En quelques semaines, l’île est notamment revendiquée pour sa position stratégique par la Grande-Bretagne, la France et le Royaume des Deux‐Siciles. Cette compétition des nations est toutefois de courte durée: six mois à peine après son apparition, l’île nouvellement formée sombre sous les vagues de la Méditerranée.

À travers les films, vidéos et photographies, Clément Cogitore, artiste philosophe, spécule sur l’émergence, la chute et la possible réémergence du volcan. Entre documentaire et fiction, son intuition métaphorique orchestre prémonitions, croyances populaires, documents d’archives, relevés scientifiques et cartographiques: entre ses mains, «Ferdinandea» devient le miroir de différents rapports au monde et de futurs possibles.

5/10 Mucem - Marseille

Populaire ?

Lieu : Mucem, J4

Cette exposition permanente présente ce qui fait la « matière » du musée et permet de donner à lire toutes les histoires qui ont mené aux acquisitions, les parcours de vie des objets, ce qui a motivé leur entrée dans les réserves du musée, hier comme aujourd’hui. À côté des 1 200 objets et documents issus des fonds historiques du Mucem ou plus récemment acquis par le musée, un dispositif de médiation numérique immersive permet d’évoquer, à travers une sélection d’objets, l’idée de « culture populaire » qui irrigue ses collections.

6/10 3 bis f - Centre d’arts contemporains d’intérêt national - Aix-en-Provence

Ghita Skali - Ce qu'on laisse

Exposition soutenue par l’Ambassade des Pays-Bas en France et la Biennale d’Aix-en-Provence 2026

Ghita Skali, artiste de Casablanca, basée à Amsterdam. Sa pratique multidisciplinaire comprend des installations, des vidéos et des interventions. Elle utilise des nouvelles étranges, des rumeurs et des faits historiques pour perturber les structures du pouvoir institutionnel. Son travail mêle humour et critique avec des résultats qui pénètrent des canaux qui vont au-delà de l’espace d’exposition, comme le commerce alternatif de marchandises, les documents (il)légaux, et les choses que l’on ramène à la maison.

Dans sa pratique, Ghita Skali s’intéresse aux mécanismes de production de récits officiels, aux histoires marginales ou censurées et à la manière dont les fictions s’immiscent dans les faits, et inversement. Lors de sa résidence, Ghita Skali souhaite développer un projet sur les objets qui restent après la mort. Ces choses, parfois anodines, qui deviennent des traces, des présences ou au contraire, des éléments qu’on cherche à oublier. Comme si ces objets déjà inertes et silencieux le devenaient encore plus. Dans son travail, Ghita aborde notre peur de la maladie ou notre rapport au deuil, ces ‘douleurs’ présentes dans différents contextes, que l’on aurait peut-être en commun. Cependant la classe, le genre, la race ainsi que d’autres marqueurs d’inégalités influencent et modifient nos rapports aux soins et aux vivants. Ces situations produisent différentes échelles de colères, d’amertume, d’injustice. Mais est ce qu’il y aurait quelque chose de l’ordre du commun dans la peine de perdre des êtres chers ?

Sessions mardi 3 et 17 février 2025
Traversée de l’exposition samedi 23 mai & fête artistique et citoyenne du 14 juillet
Temps fort proposé dans le cadre du festival du Printemps de l’Art Contemporain PAC samedi 23 mai

7/10 Fondation Vasarely - Aix-en-Provence

Une vie dans la couleur, Claire Vasarely

La Fondation Vasarely consacre une rétrospective inédite à Claire Vasarely (1909-1990), artiste trop longtemps restée dans l’ombre. L’exposition dévoile la richesse de son œuvre à travers peintures, affiches, textiles et archives inédites, témoignant de son rôle dans l’avant-garde du XXe siècle.

Exposition réalisée en partenariat avec le Musée Vasarely de Pécs (Hongrie).

8/10 Frac Sud - Cité de l'art contemporain - Marseille

Angela Detanico et Rafael Lain - Champ étoilé

Angela Detanico et Rafael Lain nous invitent à parcourir un champ d’étoiles et à nous plonger dans le mystère de la création de l’univers et des astres. Ce duo d’artistes franco-brésiliens mènent ensemble depuis plus de 20 ans une recherche artistique sur la manière dont nous nous représentons le monde et dont il se manifeste à nous. Ils s’appuient pour ce faire sur la création d’alphabets de formes renouvelant par une approche linguistique et plastique singulière, les perceptions de notre environnement, du temps et de l’espace.

L’exposition se donne à voir sous la forme d’une grande installation prolongeant le projet « La floraison de la lumière » imaginé dans le cadre du Prix Marcel Duchamp 2024 au Centre Pompidou. Au Frac Sud, les œuvres produites à l’occasion du prix se redéployent dialoguant avec d’autres ensembles de pièces prenant pour sujets les astres et la création de l’univers. Dans une perspective cosmogonique, l’exposition nous plonge dans des champs d’étoiles et de fleurs reliés à la lune et au soleil par le parcours de la lumière à travers les âges de la création.

Avec le soutien de l’Instituto Guimarães Rosa et de l’Ambassade du Brésil à Paris
En partenariat avec la Galerie Martine Aboucaya

9/10 Frac Sud - Cité de l'art contemporain - Marseille

L’Écologie des relations - La Forêt amante de la mer

Dialogue inédit d’œuvres d’artistes japonais de différentes générations, autour des liens affectifs, écologiques ou mémoriels qui nous unissent à nos milieux de vie — ces liens invisibles devenus à la fois précaires et précieux, à mesure que nos modes de vie contemporains ont entrainé avec eux nombre de troubles environnementaux.

Prenant comme point de départ la triple catastrophe du 11 mars ayant frappé le nord-est du Japon en 2011 — un événement aux conséquences multiples, d’ordre intime, social ou environnemental, l’exposition présente des œuvres apparues dans les années dites « post-Fukushima » au contact de pratiques imprégnées par l’histoire et la modernisation rapide du Japon dans les années 1970. Par cette mise en regard déployée dans une scénographie non sans écho avec l’architecture du FRAC de Kengo Kuma, il s’agit ainsi de montrer comment les événements du 11 mars et les œuvres qui en ont émanées, relaient quelque chose de celles issues de la seconde moitié du XXe siècle au Japon.

Avec le soutien de la Japan Foundation et de la Maison de la culture du Japon à Paris.

10/10 Mucem - Marseille

Don Quichotte

Histoire de fou, histoire d’en rire. Lieu : Mucem, J4 (RDC)

Après avoir mis à l’honneur Jean Genet, Jean Giono ou Gustave Flaubert, le Mucem poursuit la série de ses expositions littéraires en célébrant un héros né en Espagne, qui s’est mondialement diffusé au point de devenir une figure mythique : Don Quichotte.

En 1605, Miguel de Cervantès invente un personnage qui se prend pour un chevalier errant dans un livre dont il est l’antihéros. Tel un vieil homme retombé en enfance, il joue à la fois « pour de vrai » et « pour de rire » les scénarios de son imagination. Avec son fidèle Sancho, il délivre des opprimés qui n’ont rien demandé et des princesses invisibles. L’un déclame de grands discours ampoulés et démodés, l’autre rétorque par des litanies de proverbes. Le duo enchaîne les combats parodiques, et l’auteur les mises en abîme malicieuses de la fiction et de lui-même.

Quatre siècles ont pourtant déposé dans les secousses facétieuses ou vertigineuses de ce rire l’inquiétude de la modernité : la quête romantique d’un idéal impossible, la solitude métaphysique, le jeu des illusions et des désillusions, ou encore l’héroïsme de l’échec. A contrario, l’exposition a l’originalité de revenir sur les dimensions comiques, turbulentes et populaires de l’œuvre, ainsi que sur son inépuisable diffusion dans les champs artistiques les plus variés et dans la culture quotidienne.