1/11 Musée d’art moderne de Céret - Céret
La main en visière, Nicolas Daubanes →
Dans le cadre de sa Rentrée de l'art contemporain, le musée invite Nicolas Daubanes, artiste majeur de la scène contemporaine, dont le travail explore le monde carcéral à travers ses dessins, installations et vidéos. Cette exposition présente un ensemble significatif de ses œuvres, entre dessins à la limaille de fer et productions inédites.
2/11 CACN – Centre d’Art Contemporain de Nîmes - Nîmes
La Gauchère →
La Gauchère est un projet de recherche et de création au long cours mené par la graphiste Marion Cachon, qui interroge un angle mort du design : la place accordée aux personnes gauchères dans l’organisation du quotidien. De l’écriture aux outils les plus courants, les usages sont majoritairement pensés par et pour des mains droites, reléguant la gaucherie au rang d’anomalie. En s’emparant de ce déséquilibre, le projet révèle le potentiel critique et créatif de la maladresse, de l’erreur et du détour.
L’exposition présente notamment une calligraphie gauchère développée par l’artiste, des affiches réalisées pour le CACN, ainsi que des essais, variantes et formes inabouties, montrés comme partie intégrante du processus. Elle explore également les représentations culturelles et symboliques de la main gauche, historiquement associée à la faute ou à l’irrégularité. Le projet s’accompagne d’un livre coédité avec l’Artothèque de Caen et circulera ensuite au centre d’art La Fenêtre à Montpellier dans le cadre du festival GraphiMs.
3/11 Carré d’Art - Nîmes
Felipe Romero Beltrán, Bravo →
Les projets artistiques de Felipe Romero Beltrán se fondent largement sur l’exploration des questions sociales, jouant de la tension que de nouveaux récits peuvent introduire dans le domaine de la photographie documentaire. La démarche de Romero Beltrán se caractérise par son engagement dans des projets au long cours nécessitant un travail de recherche minutieux.
Le projet Bravo qui se situe dans l’espace liminal du Rio Bravo (l’autre nom du Rio Grande), un site de tension perpétuelle et de migration où l’identité et la géographie se croisent. En se concentrant sur un tronçon de 270 kilomètres du fleuve, Bravo de Romero Beltrán construit un récit visuel insaisissable où le fleuve lui-même devient un protagoniste silencieux, façonnant la vie de ceux qui s’en approchent, mais qui apparaissent rarement dans le cadre. À travers des portraits dépouillés, des intérieurs austères et des paysages marqués, Bravo capture le temps suspendu de la migration, alors que ses sujets attendent, parfois pendant des années, dans l’ombre d’une traversée incertaine.
Exposition organisée par Fundación MAPFRE en collaboration avec Carré d’Art - Musée d’art contemporain de Nîmes.
4/11 MO.CO. - Montpellier
L'esprit de l'atelier →
Lieu : MO.CO. Panacée
En écho à l’exposition que le MO.CO. consacre à l’histoire de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (MO.CO. Esba), le MO.CO. Panacée propose une réflexion autour d’un « cas d’école » : l’atelier de Djamel Tatah aux Beaux-Arts de Paris. Professeur pendant quinze années au sein de cette institution, Djamel Tatah a formé une génération d’artistes dont la diversité des pratiques, la singularité des trajectoires et la rapide émergence sur la scène nationale intriguent.
L’exposition réunit plus de 120 œuvres, récentes ou spécialement conçues pour l’occasion. À travers la peinture – oscillant entre figuration et abstraction – mais aussi le dessin, la sculpture, le tissage ou l’installation, les 16 artistes ouvrent des mondes intérieurs, réels ou fictionnels, à la frontière du présent et de l’imaginaire collectif. Leurs représentations, d’une grande diversité formelle, s’inspirent aussi bien des maîtres anciens que des pratiques vernaculaires, des miniatures persanes, des héritages diasporiques, de la musique contemporaine, de la culture pop et post-internet. Jouant souvent du fragment, ils explorent les interstices, les marges et leurs possibles.
5/11 Mrac Occitanie - Sérignan
Armelle Caron. Le ressac des cahiers jaunes →
Armelle Caron développe une œuvre qui interroge les lieux dans ce qu’ils ont de mémoriels, de géographiques ou de structurels en utilisant les ressorts de la poésie et de la couleur.
Au cabinet d’arts graphiques du Mrac, elle nous transporte dans ce qui pourrait être un déploiement de son atelier. Une hétérotopie qui convoque plusieurs lieux reliés par les vides qui les constituent. Regroupant des dessins, des esquisses, des objets, des maquettes ou encore plusieurs interventions murales in situ, Armelle Caron propose un imbroglio silencieux qui évoque di érents lieux. L’exposition devient alors un seul espace, qui à l’instar des rêves, superpose les mondes fragmentés pour en révéler un récit unifié.
6/11 MO.CO. - Montpellier
L'École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière →
Lieu : MO.CO.
Depuis 2021, SOL ! La biennale du territoire met en lumière la vitalité de la création contemporaine en Occitanie. Pour cette troisième édition, le MO.CO. et le musée Fabre nouent un partenariat exceptionnel pour rendre hommage à un acteur majeur de la vie artistique montpelliéraine : l'École des beaux-arts.
L'exposition explore une histoire riche, longue et parfois méconnue, où se mêlent héritage académique, expérimentations radicales et ouverture vers l’international, réunissant des œuvres d’anciens élèves, des origines jusqu’à 2019. Elle fédère également un réseau régional élargi : des prêts importants proviennent du MRAC Occitanie à Sérignan, du Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes et du FRAC Occitanie Montpellier. Des partenariats artistiques sont également noués avec le FRAC Occitanie Montpellier, le Musée Paul Valéry à Sète et les galeries associatives de la ville.
7/11 Musée International des Arts Modestes (MIAM) - Sète
SUPERBEMARCHÉ. Papiers d’agrumes & Co. →
Chargés de valeurs mercantiles, émotionnelles ou artistiques, des images imprimées traversent plus ou moins discrètement nos vies de consommateurs en les rendant plus belles. Fuyant leur destin éphémère, certaines deviennent objets de collection, comme les papiers de soie qui entourent les agrumes, dont le MIAM possède plusieurs milliers de spécimens, suite à des donations d’importantes collections institutionnelles et privées. Souvent anonymes, ces lettrages, signes et images qui voyagent et passent des frontières véhiculent à travers le monde la représentation d’une industrie agroalimentaire globalisée dont nous sommes héritiers.
Cette exposition dont le commissariat est le fruit d’un dialogue entre le duo de designers graphiques Rovo (Gaëlle Sandré et Sébastien Dégeilh), Françoise Adamsbaum (directrice du Miam) et Gaëlle Maury (directrice de La Fenêtre) poursuit une réflexion sur les croisements possibles entre Arts Modestes et Arts Appliqués amorcé depuis 2022 entre Le MIAM et La Fenêtre.
8/11 Carré d’Art - Nîmes
Vivian Suter, Disco →
Vivian Suter travaille quotidiennement, en plein air, dans son jardin de Panajachel au Guatemala, où elle vit depuis les années 1980. Elle laisse ses toiles au dehors et intègre dans sa peinture les facteurs externes tels que l’humidité, la lumière, la flore et la faune constituant ainsi une documentation de son environnement de vie. Sur certaines d’entre elles, des brindilles ou feuilles sont venues s’y coller, on devine des traces de pattes de chiens ou de la pluie qui a délavé la peinture.
Comme pour chaque occurrence de l’exposition Disco, précédemment dévoilée au MAAT à Lisbonne et au Palais de Tokyo à Paris, les toiles réalisées ces dernières années sont réagencées de manière libre et spontanée en fonction de l’architecture des lieux. Elles s’accumulent et se superposent sur toute la hauteur des murs, flottent dans le vide, sont suspendues à des structures ou s’amoncellent à même le sol. Près de 400 œuvres viennent dialoguer à Nîmes avec l’architecture de Norman Foster pour proposer une nouvelle immersion au regardeur dans une saturation de l’espace.
L’exposition Disco de Vivian Suter a été organisée par le MAAT, Lisbonne et le Palais de Tokyo, Paris. Elle bénéficie du soutien à la production artistique et du partenariat de ArtWorks.
9/11 Crac Occitanie - Sète
Yvonne Rainer : A Reader →
Yvonne Rainer : A Reader explore l’héritage de la chorégraphe et cinéaste née en 1934, figure majeure de l’avant-garde new-yorkaise. Dès les années 1960, elle détourne le minimalisme pour interroger émotions, relations sociales et politiques, affirmant une pensée critique, féministe et queer. L’exposition adopte le format du reader — recueil de textes — en convoquant danse, cinéma, performance, arts visuels, littérature et archives. Aux côtés d’une rétrospective intégrale de ses films, de nombreux artistes contemporains (Atlas, Boudry/Lorenz, Maheke, Ntjam, Pendleton…) dialoguent avec son œuvre. Une publication bilingue accompagne ce projet inédit, rendant enfin accessibles en français ses écrits, entretiens et réflexions essentielles.
10/11 Mrac Occitanie - Sérignan
Sylvie Fleury. Thunderb →
À travers une esthétique pop et des matériaux - voire des objets - empruntés au monde du luxe, de la mode, des cosmétiques ou encore de l’automobile, Sylvie Fleury expose les paradoxes de notre culture obsédée par les apparences et l’image. Elle utilise le langage de la publicité et du marketing non pas pour vendre un produit mais pour analyser la machine qui fabrique le désir de consommation. L’artiste présente des installations emblématiques telles que les Shopping bags - œuvre ready-made issue d’une journée d’achats - des sculptures et peintures détournant avec humour les œuvres minimales des artistes modernes américains, des pièces en néons aux slogans publicitaires, des vidéos mettant en scène des femmes et des voitures de collection, des peintures inspirées par des palettes de maquillage de marques célèbres et une peinture murale in situ, clin d’œil à l’artiste Daniel Buren.
11/11 Mrac Occitanie - Sérignan
Anna Meschiari. Les dormeur.euse.x.s →
Anna Meschiari, septième lauréate du Prix Occitanie Médicis 2024, propose une exposition inédite pour le Mrac à Sérignan.
Le temps de la résidence de trois mois à la Villa Médicis à Rome, lui a permis d’explorer de multiples sources d’influences comme l’art étrusque, les projets de l’architecte Marta Lonzi (membre dans les années 70 du mouvement « Rivolta Femminile ») ou encore de s’approcher de la figure de Plautilla Bricci (première femme architecte et peintre baroque reconnue de l’histoire). Ces prospections ont été complétées par des recherches issues d’ouvrages ou d’archives provenant de bibliothèques ou de musées italiens et français.
Forte de ce répertoire de formes, d’idées et d’intentions, Anna Meschiari livre une installation immersive mêlant pour la première fois vidéos, peintures sur toiles libres, sculptures et architecture au sein d’un même espace.