1/14 Carré d’Art - Nîmes
Fall off, Sébastien Arrighi →
Sébastien Arrighi interroge la présence de l’eau ou son absence à travers un display photographique construit à partir d’images inédites et plus anciennes, au style documentaire ou plus intimes et poétiques. Du pourtour méditerranéen (Liban, Espagne, Grèce, France) à l’Arabie saoudite, en passant par un archipel du Pacifique, chaque photo interroge la manière dont un milieu façonne les corps, les postures et les récits.
2/14 Crac Occitanie - Sète
La solidarité des destins, Louisa Marajo →
Louisa Marajo (1987, Martinique) réalise des installations, sculptures et montages photographiques qui interrogent les tensions écologiques, historiques et sociales traversant son île natale. Dans ce territoire postcolonial marqué par les ouragans, la pollution des sols et la prolifération des sargasses sur les littoraux caribéens, la mer apparaît comme un espace de métamorphose et un réservoir de mémoires. Depuis 2018, l’artiste explore ces algues invasives comme une matière narrative, réfléchissant à la manière de représenter l’océan à l’heure du dérèglement climatique.
La solidarité des destins, restitution d’une résidence consacrée à la pêche professionnelle en Méditerranée menée au Grau-du-Roi en 2025, donne à voir un court-métrage, des textes, des images et des sculptures présentés dans une scénographie conçue pour le Crac Occitanie à Sète.
3/14 Musée d’art moderne de Céret - Céret
Picabia Méditerranée - Picasso, Delaunay, Laurencin... →
Figure majeure des cercles artistiques internationaux, Francis Picabia (1879–1953) occupe une place essentielle dans l’histoire des avant-gardes du début du XXe siècle. Dans les années 1910 et 1920, nourri par ses voyages entre New York et Barcelone, l’artiste élabore un langage plastique aussi audacieux qu’irrévérencieux. L’exposition présentée au musée d’art moderne de Céret propose de retracer son parcours sous un angle inédit, en mettant notamment en lumière l’influence de la culture ibérique sur son œuvre et sur celle de ses contemporains.
Réunissant près d’une centaine d’œuvres de Picabia et de son cercle artistique new-yorkais et catalan — de Marcel et Suzanne Duchamp à Albert Gleizes et Juliette Roche, de Robert et Sonia Delaunay à Kees van Dongen, Marie Laurencin, Natalia Gontcharova ou Pablo Picasso — l’exposition bénéficie du soutien de prestigieuses institutions françaises et espagnoles. Elle s’appuie sur des prêts exceptionnels du musée de l’Orangerie, du Centre Pompidou, du Palais Princier de Monaco, du Museo Reina Sofía, du Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, ainsi que des musées Picasso de Paris et de Barcelone.
4/14 Musée d’art moderne de Céret - Céret
Mimosa - Hippolyte Hentgen →
Consacrée au duo Hippolyte Hentgen, l’exposition réunit près d’une centaine d’œuvres – peintures, installations, dessins, collages, sculptures et vidéos – offrant un large aperçu de dix-huit années de création. Le parcours s’ouvre sur plusieurs peintures murales conçues in situ, déployées sur les murs du musée en dialogue avec un ensemble de dessins. Présentées sous forme de séries, les œuvres composent un univers foisonnant où les images circulent librement d’un médium à l’autre. Intitulée Mimosa, l’exposition rend hommage à la nature de Céret et à la couleur éclatante de l’arbre en hiver. Plusieurs pièces ont été spécialement produites pour l’occasion.
Basé à Paris, Hippolyte Hentgen est le duo formé par Gaëlle Hippolyte (née en 1977 à Perpignan) et Lina Hentgen (née en 1980 à Clermont-Ferrand). À travers le dessin, le collage, la sculpture et la peinture, les deux artistes expérimentent différentes manières de produire des images, sans hiérarchie entre les médiums. Leur travail entremêle références à l’histoire de l’art, bande dessinée, presse, animation et iconographie populaire, donnant naissance à un répertoire visuel composite, protéiforme et singulier. Présentée dans de nombreuses institutions, leur œuvre figure notamment dans les collections du CNAP, du MAC VAL et de plusieurs FRAC.
5/14 Mrac Occitanie - Sérignan
Intercisio, Philippe Decrauzat →
À travers peinture, film et installation, Philippe Decrauzat explore les mécanismes de la perception et les phénomènes optiques, dans le sillage de l’abstraction du xxe siècle et de l’Op art. Réunissant des œuvres des quinze dernières années, l’exposition propose une expérience immersive où motifs, lumières et échelles déstabilisent l’espace et placent le regardeur au centre du dispositif.
6/14 CACN – Centre d’Art Contemporain de Nîmes - Nîmes
La Gauchère →
La Gauchère est un projet de recherche et de création au long cours mené par la graphiste Marion Cachon, qui interroge un angle mort du design : la place accordée aux personnes gauchères dans l’organisation du quotidien. De l’écriture aux outils les plus courants, les usages sont majoritairement pensés par et pour des mains droites, reléguant la gaucherie au rang d’anomalie. En s’emparant de ce déséquilibre, le projet révèle le potentiel critique et créatif de la maladresse, de l’erreur et du détour.
L’exposition présente notamment une calligraphie gauchère développée par l’artiste, des affiches réalisées pour le CACN, ainsi que des essais, variantes et formes inabouties, montrés comme partie intégrante du processus. Elle explore également les représentations culturelles et symboliques de la main gauche, historiquement associée à la faute ou à l’irrégularité. Le projet s’accompagne d’un livre coédité avec l’Artothèque de Caen et circulera ensuite au centre d’art La Fenêtre à Montpellier dans le cadre du festival GraphiMs.
7/14 Musée-bibliothèque Pierre André Benoit - Alès
Iliazd, poète-architecte du livre →
Figure majeure des avant-gardes du xxe siècle, poète et éditeur visionnaire, Ilia Zdanevitch, dit Iliazd (1894-1975) a marqué son époque par une audace créative, repensant les frontières de la typographie et du dialogue entre le texte et l'image. L'exposition met en lumière ses collaborations mythiques avec des géants de l'art moderne, dont Pablo Picasso, Max Ernst et Joan Miró. Cette rétrospective exceptionnelle en France fera découvrir un homme libre dont les livres demeurent des modèles.
8/14 Mrac Occitanie - Sérignan
Une pensée pour les familles des vitrines, Huz & Bosshard →
Cette exposition présente le travail graphique de Huz & Bosshard, qui depuis plus de dix ans conçoivent affiches, flyers et livrets pour le Mrac Occitanie. Les objets habituellement éphémères deviennent ici des œuvres à part entière, révélant la dimension collaborative du design graphique au service des expositions et du public.
9/14 Musée International des Arts Modestes (MIAM) - Sète
Adrien Fregosi →
Le MIAM présente une exposition monographique de l’artiste Adrien Fregosi (1980-2024) qui a travaillé les dix dernières années de sa vie à Sète et y a développé une œuvre prolifique et hautement poétique, à la fois fragile et puissante, douce et grave. Ses travaux trouvent leur origine dans sa pratique du dessin et sont profondément nourris par les cultures alternatives allant du graffiti au fanzinat.
10/14 MO.CO. - Montpellier
L'École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière →
Lieu : MO.CO.
Depuis 2021, SOL ! La biennale du territoire met en lumière la vitalité de la création contemporaine en Occitanie. Pour cette troisième édition, le MO.CO. et le musée Fabre nouent un partenariat exceptionnel pour rendre hommage à un acteur majeur de la vie artistique montpelliéraine : l'École des beaux-arts.
L'exposition explore une histoire riche, longue et parfois méconnue, où se mêlent héritage académique, expérimentations radicales et ouverture vers l’international, réunissant des œuvres d’anciens élèves, des origines jusqu’à 2019. Elle fédère également un réseau régional élargi : des prêts importants proviennent du MRAC Occitanie à Sérignan, du Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes et du FRAC Occitanie Montpellier. Des partenariats artistiques sont également noués avec le FRAC Occitanie Montpellier, le Musée Paul Valéry à Sète et les galeries associatives de la ville.
11/14 Carré d’Art - Nîmes
Dissonances à géométries variables, Tursic & Mille →
À travers peinture, film et installation, Philippe Decrauzat explore les mécanismes de la perception et les phénomènes optiques, dans le sillage de l’abstraction du XXe siècle et de l’Op art. Réunissant des œuvres des quinze dernières années, l’exposition propose une expérience immersive où motifs, lumières et échelles déstabilisent l’espace et placent le regardeur au centre du dispositif.
12/14 Mrac Occitanie - Sérignan
Biche et Sara dans "Le cours des choses", Brice Dellsperger →
À travers un nouveau film de sa série Body Double, Brice Dellsperger rejoue des scènes cultes issues de la série Dynasty, dans une installation vidéo immersive à écrans multiples. Tournées dans la galerie du Frac en janvier 2026,ces séquences deviennent une chorégraphie burlesque où genre, travestissement et simulacre révèlent l’artificialité des images médiatiques. En écho, l’exposition Boucles, bricoles et miroirs, présentée simultanément au Frac Occitanie, dévoile des éléments de décor utilisés dans les films de l’artiste et présentés comme autant de fétiches.
13/14 Crac Occitanie - Sète
Plastic Newspaper, Lucy McKenzie →
Pour sa première exposition personnelle en France, l’artiste écossaise Lucy McKenzie (née en 1977) revient sur les grands thèmes qui ont marqué son travail depuis cinq ans : la statuaire, la mode et l’art des vitrines, la critique féministe du pouvoir et des élites, l’artisanat, les loisirs et les médias de masse.
L’exposition présente un vaste ensemble de peintures, sculptures, affiches, trompe-l’œil, décors et vêtements. Elle explore les inventions formelles et culturelles qui ont contribué à transformer le quotidien en un spectacle permanent – à l’image des panoramas peints, lieux d’art, de science et d’amusement où se confondent expérience ludique et massification des regards.
14/14 MO.CO. - Montpellier
L'esprit de l'atelier →
Lieu : MO.CO. Panacée
En écho à l’exposition que le MO.CO. consacre à l’histoire de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (MO.CO. Esba), le MO.CO. Panacée propose une réflexion autour d’un « cas d’école » : l’atelier de Djamel Tatah aux Beaux-Arts de Paris. Professeur pendant quinze années au sein de cette institution, Djamel Tatah a formé une génération d’artistes dont la diversité des pratiques, la singularité des trajectoires et la rapide émergence sur la scène nationale intriguent.
L’exposition réunit plus de 120 œuvres, récentes ou spécialement conçues pour l’occasion. À travers la peinture – oscillant entre figuration et abstraction – mais aussi le dessin, la sculpture, le tissage ou l’installation, les 16 artistes ouvrent des mondes intérieurs, réels ou fictionnels, à la frontière du présent et de l’imaginaire collectif. Leurs représentations, d’une grande diversité formelle, s’inspirent aussi bien des maîtres anciens que des pratiques vernaculaires, des miniatures persanes, des héritages diasporiques, de la musique contemporaine, de la culture pop et post-internet. Jouant souvent du fragment, ils explorent les interstices, les marges et leurs possibles.