1/9 Collection Lambert - Avignon
Gabriel Abrantes - Limbo →
L’artiste-réalisateur américano-portugais est invité à la Collection Lambert pour sa première grande exposition en France.
Internationalement reconnu pour ses films (Grand prix de la Semaine de la critique au festival de Cannes pour le long métrage Diamantino en 2018), il présentera à Avignon toute la richesse d’un travail où se mêlent installations vidéo, films, peintures et dessins, où les nouvelles technologies rencontrent la poésie avec force et élégance.
Dans les salles de l’Hôtel de Montfaucon, il présentera une série de dessins, peintures et vidéos récentes, dont la grande installation Bardo Loops, commandée en 2024 par le CAM Gulbenkian à Lisbonne et exposée à l’occasion de la réouverture de son centre d’art moderne. À travers cette multitude de médiums qu’il aborde tous avec une virtuosité déconcertante, Gabriel Abrantes dépeint un monde étrange dans lequel l’algorithme et l’intelligence artificielle semblent avoir pris le dessus.
2/9 CACN – Centre d’Art Contemporain de Nîmes - Nîmes
La Gauchère →
La Gauchère est un projet de recherche et de création au long cours mené par la graphiste Marion Cachon, qui interroge un angle mort du design : la place accordée aux personnes gauchères dans l’organisation du quotidien. De l’écriture aux outils les plus courants, les usages sont majoritairement pensés par et pour des mains droites, reléguant la gaucherie au rang d’anomalie. En s’emparant de ce déséquilibre, le projet révèle le potentiel critique et créatif de la maladresse, de l’erreur et du détour.
L’exposition présente notamment une calligraphie gauchère développée par l’artiste, des affiches réalisées pour le CACN, ainsi que des essais, variantes et formes inabouties, montrés comme partie intégrante du processus. Elle explore également les représentations culturelles et symboliques de la main gauche, historiquement associée à la faute ou à l’irrégularité. Le projet s’accompagne d’un livre coédité avec l’Artothèque de Caen et circulera ensuite au centre d’art La Fenêtre à Montpellier dans le cadre du festival GraphiMs.
3/9 Collection Lambert - Avignon
Agata Ingarden - Au grand jour / In broad Moonlight →
En collaboration avec le centre d’art Triangle-Astérides (Marseille), la Collection Lambert invite l’artiste franco-polonaise pour une grande installation dans l’espace du « Grand L » de l’Hôtel de Montfaucon. Pensée en deux volets ; In broad daylight à Marseille / In broad moonlight à Avignon, l’exposition présentera des œuvres inédites en France mais également des productions pensées pour chaque centre d’art.
Après une formation à New York puis Paris, Agata Ingarden partage son temps entre la France et la Grèce. À Avignon, elle déploiera toute la diversité de recherches plastiques qui puisent dans une imagerie post-apocalyptique, alchimique et poétique, bâtissant des récits visuels où le vivant et le technologique fusionnent.
Agata Ingarden invite le regard à s’infiltrer partout, poussant à son paroxysme un régime de l’image désormais en flux constant. Au grand jour, aux yeux de toutes et tous. Le regard du public glisse sur les reflets des vitres industrielles bleutées remployées dans la série Incorporate Elevator, traverse le verre soufflé des Ermites — sculptures figurant des ermitages sans dedans, des refuges qui non seulement ne protègent pas mais, plus encore, exposent, au double sens du terme, puisque leurs vitres en expansion ont pris toute la place.
4/9 LUMA Arles - Arles
David Armstrong →
Lieu : La Tour - Underground, Niveau - 3
Plus qu’un simple portraitiste, Armstrong, disparu en 2014, a capté l’essence d’une génération et une certaine attitude face à la vie, qu’il a immortalisées dans une série d’images aussi intimes que saisissantes. L’exposition montre comment, dès le début, Armstrong n’a pas simplement dépeint des personnes, mais une posture face à la vie et ses déboires – une attitude enivrée et exubérante, désenchantée et oisive.
5/9 Carré d’Art - Nîmes
Felipe Romero Beltrán, Bravo →
Les projets artistiques de Felipe Romero Beltrán se fondent largement sur l’exploration des questions sociales, jouant de la tension que de nouveaux récits peuvent introduire dans le domaine de la photographie documentaire. La démarche de Romero Beltrán se caractérise par son engagement dans des projets au long cours nécessitant un travail de recherche minutieux.
Le projet Bravo qui se situe dans l’espace liminal du Rio Bravo (l’autre nom du Rio Grande), un site de tension perpétuelle et de migration où l’identité et la géographie se croisent. En se concentrant sur un tronçon de 270 kilomètres du fleuve, Bravo de Romero Beltrán construit un récit visuel insaisissable où le fleuve lui-même devient un protagoniste silencieux, façonnant la vie de ceux qui s’en approchent, mais qui apparaissent rarement dans le cadre. À travers des portraits dépouillés, des intérieurs austères et des paysages marqués, Bravo capture le temps suspendu de la migration, alors que ses sujets attendent, parfois pendant des années, dans l’ombre d’une traversée incertaine.
Exposition organisée par Fundación MAPFRE en collaboration avec Carré d’Art - Musée d’art contemporain de Nîmes.
6/9 LUMA Arles - Arles
Archives Hans Ulrich Obrist Chapitre 5 : Maria Lassnig « Vivre avec l’art empêche de se faner ! » →
Lieu : La Tour / Galerie des Archives, Niveau -2 / Galerie du Cerisier, Niveau -2
Cinquième chapitre des Archives Hans Ulrich Obrist, première exposition majeure en France depuis plus de vingt-cinq ans consacrée à Maria Lassnig (1919-2014).
7/9 Carré d’Art - Nîmes
Vivian Suter, Disco →
Vivian Suter travaille quotidiennement, en plein air, dans son jardin de Panajachel au Guatemala, où elle vit depuis les années 1980. Elle laisse ses toiles au dehors et intègre dans sa peinture les facteurs externes tels que l’humidité, la lumière, la flore et la faune constituant ainsi une documentation de son environnement de vie. Sur certaines d’entre elles, des brindilles ou feuilles sont venues s’y coller, on devine des traces de pattes de chiens ou de la pluie qui a délavé la peinture.
Comme pour chaque occurrence de l’exposition Disco, précédemment dévoilée au MAAT à Lisbonne et au Palais de Tokyo à Paris, les toiles réalisées ces dernières années sont réagencées de manière libre et spontanée en fonction de l’architecture des lieux. Elles s’accumulent et se superposent sur toute la hauteur des murs, flottent dans le vide, sont suspendues à des structures ou s’amoncellent à même le sol. Près de 400 œuvres viennent dialoguer à Nîmes avec l’architecture de Norman Foster pour proposer une nouvelle immersion au regardeur dans une saturation de l’espace.
L’exposition Disco de Vivian Suter a été organisée par le MAAT, Lisbonne et le Palais de Tokyo, Paris. Elle bénéficie du soutien à la production artistique et du partenariat de ArtWorks.
8/9 Fondation Vincent van Gogh - Arles
à Vincent : un conte d’hiver →
Inspirés par la correspondance de Vincent van Gogh, 21 artistes modernes et contemporains reprennent les thèmes abordés par le peintre néerlandais et lui adressent leurs œuvres comme autant de lettres. Ils et elles exaucent ainsi le vœu de Van Gogh de devenir « un anneau dans la chaîne des artistes. »
Avec : Harold Ancart, Jacopo Benassi, Martin Boyce, James Castle, Louise Chennevière, Gérard Collin-Thiébaut, Rineke Dijkstra, Simone Fattal, Gustave Fayet, Dominique Ferrat, Joseph Grigely, Nathanaëlle Herbelin, Isidore Isou, Ann Veronica Janssens, Hans Josephsohn, Anselm Kiefer, Mark Manders, Sylvain Prudhomme, Louise Sartor, Wolfgang Tillmans, Rico Weber & Vincent van Gogh.
9/9 LUMA Arles - Arles
Liu Chuang : Bitcoin Mining and Field Recordings of Ethnic Minorities →
L’installation vidéo de Liu Chuang, Bitcoin Mining and Field Recordings of Ethnic Minorities, nous entraîne dans un voyage immersif et spéculatif à travers la technologie, les infrastructures, l’écologie et la finance.
En collaboration avec le commissaire et chercheur Yang Beichen, l’artiste s’intéresse aux liens complexes entre projets hydrauliques et minage de bitcoins dans le sud-ouest de la Chine, une région aux ressources hydroélectriques abondantes et à la grande diversité ethnique. Cette projection sur trois écrans tisse ensemble images d’archives et séquences filmées, accompagnées d’une voix off en muya, langue menacée de disparition. Elle révèle l’impact des développements modernes sur les cultures traditionnelles.