Née il y a vingt-et-un ans à l’initiative du marchand d’art et collectionneur Yvon Lambert, la Collection Lambert regroupe, au sein de deux somptueux hôtels particuliers, un ensemble exceptionnel d’œuvres majeures de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Les lieux qui abritent la Collection Lambert, mis à sa disposition par la Ville d’Avignon, sont d’une richesse patrimoniale exceptionnelle en plein cœur de ville et de la Provence. Deux très beaux hôtels particuliers construits au XVIIIe siècle par Jean-Baptiste Franque, les hôtels de Caumont et de Montfaucon, ont été remarquablement réaménagés respectivement par Rudy Ricciotti et les frères Cyrille et Laurent Berger pour répondre aux besoins du musée.

Née il y a vingt-et-un ans à l’initiative du marchand d’art et collectionneur Yvon Lambert, la Collection Lambert regroupe, au sein de deux somptueux hôtels particuliers, un ensemble exceptionnel d’œuvres majeures de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Les lieux qui abritent la Collection Lambert, mis à sa disposition par la Ville d’Avignon, sont d’une richesse patrimoniale exceptionnelle en plein cœur de ville et de la Provence. Deux très beaux hôtels particuliers construits au XVIIIe siècle par Jean-Baptiste Franque, les hôtels de Caumont et de Montfaucon, ont été remarquablement réaménagés respectivement par Rudy Ricciotti et les frères Cyrille et Laurent Berger pour répondre aux besoins du musée.

Programmation

Slater Bradley My Doppelganger as Ian Curtis in Charlatan Pose (Cigarette and Tree), 2000 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon © Slater Bradley
Slater Bradley My Doppelganger as Ian Curtis in Charlatan Pose (Cigarette and Tree), 2000 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon © Slater Bradley
Barbara Kruger Who do think you are ?, 1997 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon
Barbara Kruger Who do think you are ?, 1997 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon
ouglas Gordon Never, Never (White), détail, 2000 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon © Studio lost but found / Adagp Paris, 2022
ouglas Gordon Never, Never (White), détail, 2000 Donation Yvon Lambert à l’État français / Centre national des arts plastiques / Dépôt à la Collection Lambert, Avignon © Studio lost but found / Adagp Paris, 2022

Bienvenue dans le désert du réel

Par cette phrase prononcée au début du film Matrix, largement inspiré de la pensée de Jean Baudrillard — « Le simulacre est vrai » —, Morpheus invite Neo à prendre conscience de la réalité d’un monde dont il ne percevait jusqu’alors que la représentation faussée, créée de tout pièce par la Matrice. Vingt ans après la sortie de ce film, au moment où la diffusion de l’information est sur le point d’imploser sous la pression de données numériques envahissant notre quotidien de manière incontrôlée, la question du réel, de la réalité et de leur représentation, s’impose comme un des enjeux majeurs de nos vies contemporaines.

En infiltrant les dispositifs et les récits à l’œuvre dans le monde de l’imagerie de masse (cinéma, presse, mythes contemporains), en concevant des œuvres dont les multiples sens de lecture nous invitent à une distanciation critique face à la représentation du réel telle qu’elle nous est imposée ou en s’attachant au réel dans sa forme la plus brute, les œuvres des artistes présentées dans cette exposition nous invitent avec une poésie indéniable à douter de la nature des images que nous rencontrons, à déconstruire les mécanismes de représentation contraignants en présence.

Les artistes : Carlos Amorales, David Askevold, Joseph Beuys, Pierre Bismuth, Christian Boltanski, Slater Bradley, Marcel Broodthaers, David Claerbout, Angela Detanico et Rafael Lain, Claire Fontaine, Anna Gaskell, Kendell Geers, Nan Goldin, Douglas Gordon, Jenny Holzer, Jonathan Horowitz, Paul Johnston, Anselm Kiefer, Koo Jeong A, Delphine Kreuter, Barbara Kruger, David Lamelas, Richard Long, Hamid Maghraoui, Fiorenza Menini, Jonathan Monk, Mariko Mori, Owen Morrel, Tsuyoshi Ozawa, Adam Pendleton, Anri Sala, Jérôme Taub, Gavin Turk, Salla Tykkä

Commissaire d’exposition : Stéphane Ibars

Quentin Lefranc, Dos au paysage, 2016 © Ronan Le Creure
Quentin Lefranc, Dos au paysage, 2016 © Ronan Le Creure
Quentin Lefranc, Black Flag, 2011 © Quentin Lefranc
Quentin Lefranc, Black Flag, 2011 © Quentin Lefranc
Quentin Lefranc, Giardino, 2019 © Quentin Lefranc
Quentin Lefranc, Giardino, 2019 © Quentin Lefranc
Quentin Lefranc, Autoportrait (Bivouac), 2020 © Quentin Lefranc
Quentin Lefranc, Autoportrait (Bivouac), 2020 © Quentin Lefranc

Et pour finir, tout recommencer, Quentin Lefranc

Après Théo Mercier et Stéphanie Brossard, Quentin Lefranc investit le programme Rendez-vous, sous-sol et les salles qui lui sont dédiées. Dans le cadre de sa résidence de recherche à la Collection Lambert, l’artiste a produit une série d’œuvres inédites où la dimension brutale de formes architecturales radicales et exigeantes se transforme au gré des espaces et des assemblages pour accueillir des éléments naturels — réels ou représentés — qui rappellent les récits hallucinés du Vermilion Sands de J.G. Ballard, parsemés de sculptures métalliques vivantes se régénérant sans fin et autres plantes sonores.

Chacun des dispositifs met en scène une série de figures que l’artiste puise au sein d’un répertoire de références culturelles communes — enclos, cabanes, îlots, paysages et décors ou jardins imaginaires — et qu’il construit, transforme, distord, au gré des salles et des différentes combinaisons qui lui sont offertes.

Commissaire d’exposition : Stéphane Ibars

Georges Tony Stoll Paris Abysse 205, 2018 © Galerie Poggi, Paris
Georges Tony Stoll Paris Abysse 205, 2018 © Galerie Poggi, Paris
Page 3 : Georges Tony Stoll Le Minotaure, 1997 © Galerie Poggi, Paris
Page 3 : Georges Tony Stoll Le Minotaure, 1997 © Galerie Poggi, Paris
Couverture : Georges Tony Stoll Sans titre (Je suis là), 1997 © Galerie Poggi, Paris
Couverture : Georges Tony Stoll Sans titre (Je suis là), 1997 © Galerie Poggi, Paris
Georges Tony Stoll Paris Abysse n°357, 2021 © Galerie Poggi, Paris
Georges Tony Stoll Paris Abysse n°357, 2021 © Galerie Poggi, Paris

Le destin du Minotaure, Georges Tony Stoll

Au printemps 2022, la Collection Lambert consacre une grande exposition monographique à l’artiste français Georges Tony Stoll. Invité à occuper l’ensemble des salles du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Montfaucon, l’artiste invente un monde hybride où photographies, dessins, sculptures, peintures sur toile ou sur laine, œuvres sonores et vidéos, constituent autant d’éléments sensibles nécessaires au déploiement de ce « territoire de l’abstraction » que Georges Tony Stoll affectionne et dans lequel nous nous trouvons embarqués à ses côtés, libres aventuriers d’une expérience partagée en commun, indubitablement.

Le destin du Minotaure puise de manière sensible et non chronologique dans les trente dernières années de création de l’artiste pour construire une situation inédite où se déploient les multitudes d’images et de récits imaginées par Georges Tony Stoll et dont les visiteurs deviennent les nouveaux dépositaires. Le titre évoque ces vies héroïques éprouvées depuis la nuit des temps alors que s’invitent en filigrane les destins tragiques et flamboyant puisées à même les récits de la Grèce antique. Il nous rappelle la Camargue de Frédéric Mistral, terre d’accueil d’un culte du Torro que Picasso convoqua comme pour établir sa propre mythologie dès les années 1930 et réaliser certaines de ses oeuvres emblématiques auxquelles Georges Tony Stoll se confronte très jeune alors qu’il occupe un poste de gardien au musée Cantini de Marseille. Il invite des figures à la marge, dignes héritières d’une certaine monstruosité que transfigurent les Chants de Lautréamont et qui peuplent aujourd’hui les essais de Kae Tempest.

Commissaire d’exposition : Stéphane Ibars
Avec le soutient de la Galerie Jérôme Poggi

Accès

Septembre à juin :
Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h
Fermé le lundi, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre
Juillet et août :
Le musée est ouvert tous les jours de 11h à 19h

La Collection Lambert
5, rue Violette - 84000 Avignon
+33 (0)4 90 16 56 20

collectionlambert.com

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BALADES ET PATRIMOINE

La navette fluviale : navette permettant de traverser le Rhône gratuitement depuis le Pont d'Avignon jusqu’à l'Île de la Barthelasse. Sur l'autre rive, de belles balades avec vue sur le Pont d’Avignon, les remparts ou le Palais des Papes.
Musée du Petit Palais : un fonds artistique conséquent de peintures italiennes, sculptures avignonnaises et peintures de l’école d’Avignon.
Musée Calvet : les collections du Musée Calvet couvrent aussi bien l’archéologie, que les arts décoratifs, l’ethnographie ou les beaux-arts.
Maison Jean Vilar : à la fois lieu d’exposition, d’archives et de recherche, espace de rencontres et d’animation dans la continuité d’un esprit de théâtre populaire d’aujourd’hui.

CINÉMA & LIBRAIRIES

Utopia Manutention : cinéma d’art et essai au pied du Palais des Papes, avec un restaurant.
La Mémoire du Monde : une librairie qui mêle la littérature à l’art avec un choix de petits éditeurs et autres textes rares.
L’Eau Vive : cette librairie cosy pour enfants organise des ateliers créatifs, des lectures et des séances de dédicaces.

SE LOGER

L’Hôtel de l’Europe : l’un des plus anciens hôtels de France dans un endroit idéal où il est toujours agréable de boire un verre.
Le Lieu : maison d’hôte de charme et restaurant situés dans un lieu empli d’histoire(s), couvent des cordeliers au XIIIe siècle et maison bourgeoise aux XVIIIe et XIXe siècles.

SE RESTAURER

Le Violette : cuisine inventive alliant produits locaux et saveurs d'ailleurs, à l'ombre des platanes centenaires et en retrait du tumulte de la ville.
• Subito : recettes simples et produits frais pour les amoureux.ses de la cuisine italienne.
Come a Roma : de délicieuses pizzas romaines à la coupe, servies avec un accent ensoleillé.
Bella Ciao : boulangerie utopiste en plein centre d’Avignon, proposant diverses variétés de pains, sandwichs et pizzas.